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École du chat de Dunkerque : plus de 11 000 stérilisations en 20 ans

L’association dunkerquoise l’École du chat fête ses 20 ans cette année. En deux décennies, elle aura participé à la stérilisation de plus de 17 000 chats. Errants ou non
En allant à la rencontre de Nicole Petit, présidente fondatrice de l’École du chat de Dunkerque, on n’a aucun doute sur sa passion : les chats. Les félins se présentent sous toutes leurs formes chez elle, à Malo. Symboliques ou bien réelles, puisqu’elle a trois matous à la maison. Sur son bureau, des dossiers, des factures, et le téléphone qui sonne souvent. Très souvent. Son amour des chats lui est venu petit à petit dit-elle. Et elle est tombée dans le bénévolat un peu par hasard. En s’attachant au chaton de sa fille et à tous ces chats errants qui grouillaient dans le quartier des Impôts alors qu’elle y travaillait ; c’est à ce moment qu’elle a fondé l’École du chat de Dunkerque : « Quand j’étais jeune, j’aimais plus les chiens. Mais j’ai toujours aimé les animaux. Et puis, je me suis rendu compte que les chiens abandonnés, on les récupère. Mais pas les chats, ils restent dans la nature ! Et pourtant… On croit qu’ils peuvent se débrouiller seuls, mais ce n’est pas le cas.

Stérilisation et tatouage

L’École du chat propose des félins à l’adoption (elle a actuellement une vingtaine de chats adultes à placer !). « On en a fait adopter 210 l’an dernier, comptabilise Nicole Petit. Pour 75 euros, le chat est pucé et stérilisé. Et un contrat d’adoption est signé. L’été, c’est difficile de placer les adultes, car il y a les chatons qui partent plus vite… » Mais l’autre mission de l’association, c’est d’endiguer la prolifération des chats en ville. Un travail de l’ombre. Alors, des bonnes âmes de l’École du chat organisent des captures sur des sites ciblés… (Lire ci-dessous). Nicole nourrit personnellement les chats d’un site en particulier où ils ont presque tous été opérés. Mais elle taira le nom de cet endroit par peur que les gens viennent y abandonner leur chat. Rien ne lui hérisse autant le poil que des humains abandonnent leurs animaux : « L’an dernier, ils étaient 25 ! Aujourd’hui, 15. La dernière femelle était pleine. », se souvient-elle. Sans ces campagnes, et à raison de 4 à 5 chatons par portée, on peut mesurer toute l’utilité de l’association.
Ces campagnes de stérilisation ne sont pas systématiques. « On lance une campagne de stérilisation que si je suis sûre d’avoir un protecteur qui s’engage à venir les nourrir : je ne vais pas stériliser les chats si je ne suis pas certaine qu’ils vivront ! » Mais des groupes entiers de chats à castrer, ce sont des dépenses auxquelles l’association a du mal à faire face. Et pour lesquelles les dons sont nécessaires.
Les chats sont non seulement stérilisés, mais aussi pucés, au nom de l’École du chat « C’est une vraie mission de salubrité publique. Si on veut que la cohabitation se passe bien avec les voisins, il faut limiter la prolifération des chats, et les nuisances, comme l’odeur ou les bruits des bagarres de mâles. En les castrant, il y a aussi moins de risques qu’ils se blessent. Plus de stérilisation, c’est moins de naissances », martèle Nicole Petit. C’est moins de chats malheureux, a-t-elle aussi pensé très fort.

Source : Le Phare Dunkerquois

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